Le chemin de fer Tanzanie-Zambie renaît : l'artère de fer de l'amitié sino-africaine reprend son cours.

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November 14, 2025

Le chemin de fer Tanzanie-Zambie renaît : l'artère de fer de l'amitié sino-africaine reprend son cours.


Récemment, la « Route de l'Amitié » – le chemin de fer Tanzanie-Zambie (TAZARA) – s'est de nouveau retrouvée au centre de l'attention internationale. Cette ligne ferroviaire,  construite avec l'aide de la Chine et s'étendant sur 1 860,5 kilomètres, a repris son vaste programme de modernisation après près d'un demi-siècle d'exploitation, marquant une nouvelle étape de développement de haute qualité dans le cadre de l'initiative conjointe « la Ceinture et la Route » entre la Chine et l'Afrique.

 

Échos de l'histoire : une étape importante dans la coopération sino-africaine

En 1970, sous l'impulsion du président Mao Zedong, de l'ancien président tanzanien Nyerere et de l'ancien président zambien Kaunda, plus de 50 000 ingénieurs chinois ont traversé l'océan et travaillé aux côtés des populations tanzanienne et zambienne. Animés par la conviction d'« ouvrir la voie à nos frères africains », ils ont surmonté de nombreux obstacles, tels que le paludisme et le relief accidenté, et achevé cette importante voie de transport en Afrique de l'Est en 1976. Comptant parmi les plus grands projets d'aide publique au développement chinois à ce jour, le chemin de fer Tanzanie-Zambie a non seulement permis de briser le blocus colonial en Afrique australe, mais a également été salué comme la « Route de la Liberté » et la « Route de l'Amitié », devenant ainsi un symbole intemporel de la coopération Sud-Sud.




Défis actuels : Nouvelles missions pour un réseau ferroviaire ancien.
Avec le développement économique régional, les voies, les locomotives et les systèmes de signalisation construits dans les années 1970 ne répondent plus aux besoins actuels. Frank Tayali, ministre zambien des Transports, a souligné : « La capacité annuelle du réseau ferroviaire atteignait autrefois 2 millions de tonnes, mais elle est aujourd'hui inférieure à 500 000 tonnes. Or, les exportations annuelles de cuivre de la Zambie dépassent 800 000 tonnes, ce qui contraint une grande partie des ressources minérales à dépendre du transport routier, coûteux. » Par ailleurs, des difficultés telles que le transport des produits agricoles et la faible efficacité du transport de passagers sur cet axe freinent l'intégration économique de la Tanzanie et de la Zambie.


Modernisation en marche : un avenir vert et intelligent.
Le plan de modernisation est piloté par la China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC). La Chine introduira des locomotives à énergies nouvelles, des systèmes de régulation intelligents et des matériaux de construction à faible empreinte carbone. La première phase du projet consistera à remplacer 320 kilomètres de voies ferrées vétustes et à construire une section à double voie entre Mlamba et Makambako. Le ministère tanzanien des Transports a indiqué qu'après rénovation, la capacité annuelle du réseau ferroviaire devrait atteindre 5 millions de tonnes, le temps de transport des marchandises sera réduit des deux tiers et les coûts logistiques transfrontaliers diminueront de plus de 15 %.




Un atout vital pour les moyens de subsistance : d’une simple voie de transport à un véritable moteur économique.
La modernisation du réseau ferroviaire ne se limite pas à l’amélioration des infrastructures ; elle favorisera également un développement global le long de son tracé. À Nakonde, ville frontalière de Zambie, un parc logistique nouvellement construit a attiré douze entreprises agricoles. Aisha, directrice d’une usine locale de transformation de noix de cajou, témoigne : « Auparavant, il fallait cinq jours pour acheminer les produits jusqu’au port de Dar es Salaam. Désormais, le transport ferroviaire direct ne prendra que 30 heures. » Par ailleurs, l’école technique TAZARA, financée par la Chine, va se développer et prévoit de former 2 000 techniciens ferroviaires locaux au cours des trois prochaines années.


Une collaboration régionale gagnant-gagnant : Activation du corridor de développement africain.
Maillon essentiel du corridor central africain, la ligne ferroviaire modernisée Tanzanie-Zambie se connectera aux réseaux ferroviaires de pays comme la République démocratique du Congo et le Malawi. Le commissaire de l’Union africaine aux infrastructures, Ramadan, a déclaré : « Une fois revitalisée, cette ligne ferroviaire deviendra un projet pionnier pour la mise en œuvre de l’Agenda 2063. » Les données montrent que le projet devrait créer plus de 30 000 emplois locaux et générer une croissance annuelle moyenne du PIB de 0,8 % à 1,2 % en Tanzanie et en Zambie.


Conclusion : L’Artère d’Acier, Toujours Battante.
De son inauguration en 1976 aux améliorations de qualité actuelles, le chemin de fer Tanzanie-Zambie a été témoin du renforcement des liens sino-africains et de leur destin partagé. De même que les rails rouillés seront remplacés par des matériaux neufs, l’esprit d’amitié et de coopération demeure aussi solide et durable que les rails eux-mêmes. Le long de cette voie ferrée qui traverse montagnes et mers, de nouvelles histoires s’écrivent au rythme des roues, préparant un avenir de développement partagé.


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